Programme détaillé du Congrès VENTS D’OUEST 2007

«REGARDS CROISÉS SUR LES VIOLENCES RELATIONNELLES»


29 mars 2007 30 mars 2007 Les conférenciers Les violences relationnelles Nos partenaires

- 9h00 Accueil


- 9h30-11h00 PLÉNIÈRE


- 9h30 La violence faite aux hommes dans le contexte conjugal, qu'en fait-on ?

Denise Bombardier, Québec.


- 10h15 La violence conjugale : une lecture écosystémique

Clément Guèvremont et François Lepage, Option, Québec.

La violence conjugale est un problème social et l’analyse écosystémique permet d’en faire ressortir toute la complexité. Dans le cadre de cette conférence, nous nous attarderons à décrire les caractéristiques des auteurs de la violence, celles du processus de responsabilisation et de changement ainsi que celles de la construction de la violence chez l’individu et dans le couple.


- 11h30-13h00 DEUX THEMES AU CHOIX


Thème 1 : Diagnostic et accompagnement des enfants et des adultes victimisés par les violences en privé


- 11h30 Diagnostiquer et accompagner les enfants et les adolescents ayant des conduites sexuelles à risque

Carole Gammer, France.

Présentation d’une grille de diagnostic et d’évaluation des comportements sursexualisés, des recherches les plus récentes et moyens divers de suivi et de thérapie. Comment réduire les risques qu’un enfant ou un adolescent puisse être victime de violences sexuelles ou qu’il devienne lui-même abuseur dans l’avenir.

Théorie et outils concrets.


- 12h15 Accueillir et accompagner les victimes de violences au sein des maisons d’hébergement : évolution et pratiques actuelles

Myriam de Vinck, Centre de Prévention des Violences Conjugales et Familiales, Belgique.

L'expérience concrète du Centre de Prévention des Violences Conjugales et Familiales, les difficultés rencontrées, les différents modes de prises en charge proposés aux personnes victimes (travail individuel et en groupe, ateliers massage, théâtre, self défense, accompagnement des enfants...)



Thème 2 : Diagnostic, méthodologies et outils pratiques d’accompagnement des auteurs de violence


- 11h30 L’intervention de groupe auprès des auteurs de violence

François Lepage, Option et Jean-François Renaud, coordonnateur au Centre jeunesse de Montréal, thérapeute conjugal et familial, Québec.

Le contenu du travail de groupe portera sur le contexte de la demande d’aide, sur les rituels soutenant le dévoilement du système de contrôle et de domination mis en place par l’individu et sur l’impact auprès de l’ensemble des membres du système familial. Une attention particulière sera apportée aux blessures narcissiques que l’individu porte et qu’il dévoile à travers les passages à l’acte.


- 12h15 Prévenir les rechutes et les récidives : un modèle d’intervention individuelle et collective pour les personnes pendant et après leur incarcération

Candide Beaumont, Québec.


- 14h30-16h30 REGARDS CROISÉS SUR LES PRATIQUES : ATELIERS D’ÉCHANGES AU CHOIX (durée 2h)


n°1 Accueillir les victimes de violences conjugales et les accompagner vers l’autonomie : une approche novatrice et diversifiée de la violence dans le couple

Myriam de Vinck, Centre de prévention des violences conjugales et familiales, Belgique.


n°2 Ecouter, accompagner et assurer le suivi social des victimes de violence conjugale et de leurs auteurs, c’est aussi : cheminer en équipe et faire évoluer les pratiques

Dominique Dorival et Carole Régis, Violences en privé, France.

L’association SOS Violences en Privé a pour but principal de réfléchir et d’agir face aux violences conjugales et familiales. Ce double objectif s’effectue en direction des victimes (depuis 1988), des auteurs (depuis 1993) et de l'environnement social. Cet atelier présentera l'évolution et les différents temps de réflexion que nous avons eu soit au sein de l’association, soit au sein de la Commission Départementale : pour optimiser les outils en faveur des victimes, voir du côté des auteurs, développer les outils au niveau des auteurs. Nous parlerons de notre expérience, de nos résultats et de notre vision de l'avenir.


n°3 Identifier, suivre et soigner les enfants maltraités : un modèle systémique de coordination des interventions auprès de tous les membres du système familial et du réseau professionnel

Anne Farmer, Bristol City Council, Royaume-Uni.



n°4 Soutenir l’enfant victime et son entourage, confrontés à des révélations de violences sexuelles: un dispositif d’accueil dans une unité médico-judiciaire, pour les enfants victimes de maltraitance

Anne Groleau, Centre hospitalier de St-Nazaire et Alain Gaillard, Brigade de recherche de St-Nazaire, France.


n°5 Construire la sécurité des enfants : logique et méthodologies de coopération avec les parents

Jean-François Croissant et Max Sagredo, Pégase Processus.

En regards croisés avec Éric Bouflet, Centre d’accueil d’urgence de l’Oeuvre normande des mères, France.

Au cours de cet atelier, nous vous présenterons de l’intervention éducative auprès des mères accueillies avec leurs enfants au Centre D’accueil d’Urgence de Courte Durée de l’association Œuvre Normande des Mères et « la parenthèse », lieu d’accueil et de rencontre entre les mères et leurs enfants dans le cadre de la violence conjugale, le lien mère enfant, le lien parents enfants, ainsi que l’observation dans le cadre de la protection à enfant.


n°6 Traiter en équipe le système incestueux ; le système d’intervention face au système incestueux : une pratique de vingt ans au cœur de la complexité thérapeutique pour rétablir des frontières

Monique Fortin, Québec.


n°7 Impliquer les parents des adolescents placés ; un défi réalisé au quotidien depuis huit ans par notre équipe psycho-éducative : comment nous y prenons-nous ?

Sylvie Ménard et Gilles Bégin, Centre Jeunesse de Québec.


n°8 Pratiquer le langage de la Communication Non Violente (CNV) avec les adolescents : comment les écouter pour qu’ils nous parlent, leur parler pour qu’ils nous écoutent

Thomas d’Ansembourg, Belgique.



n°9 Prévenir les violences au quotidien avec soi et les autres, au travail ou à la maison: prévention pratique et pratique de la prévention

Frédéric La Belle, Québec.


n°10 Prévenir la violence en accompagnant les jeunes dans leurs relations amoureuses

Chantal Hamel et Lorraine Rondeau, Projet Relations amoureuses des jeunes, Québec.

Au cours des dernières années, des adolescents provenant de diverses écoles secondaires de Montréal ont été rencontrés par l’équipe du Projet Relations amoureuses des jeunes lors de groupes de discussion sur le thème des relations amoureuses. Ils ont parlé à cœur ouvert de ce qu’ils vivent en amour, de la sexualité, de l’influence de leur culture, des modèles qui les inspirent et de ceux qu’ils souhaitent éviter. Ils se sont aussi exprimés sur la jalousie, les chicanes et la violence et sur ce qu’ils auraient souhaité apprendre sur l’amour et la sexualité. Lors de cet atelier, l’équipe présentera le fruit de ces rencontres. Elle les mettra en lien avec les acquis et les réflexions émanant du travail effectué par le Projet au cours des 8 dernières années et présentera les pistes d’interventions les plus prometteuses pour prévenir la violence dans les relations amoureuse des jeunes.


En regards croisés avec Maryvonne Bin Heng, FIL et Emile Giraut,FILACTIONS, France.


FILACTIONS a pour objectif de porter à la connaissance du grand public les violences faites aux femmes, en particulier les violences conjugales. Née en 2005, cette association souhaite ainsi aller au-devant des personnes, pour apporter de meilleures réponses. Intervenant en région Rhône Alpes, FIL propose, avec l’appui de deux chargées d’action sociale, des actions de sensibilisation sur la voie publique et auprès des jeunes en milieu scolaire : collèges, lycées, universités, maisons familiales rurales. Cette association est une filiale de l’association FIL qui gère un centre d’hébergement, un lieu d’écoute, des permanences décentralisées en mairies d’arrondissement, et un service d’accompagnement au logement. FIL est spécialisée depuis 25 ans sur l’accueil de femmes victimes de violences et s’investit fortement dans tous les débats qui concernent l’égalité hommes-femmes. En 2006, plus de 1200 femmes se sont adressées à FIL.



- 17h00-18h30 DEUX THÈMES AU CHOIX


Thème 1 : L’accompagnement individuel et institutionnel des personnes en situation de violence


- 17h00 violences des usagers : faire face à la violence

Clément Guèvremont et Jean-François Renaud, Québec.

La violence des usagers pose de sérieuses questions à l’ensemble des intervenants ainsi qu’à la direction. Que doit-on comprendre de cette violence ? Est-ce que les systèmes induisent de la violence chez les usagers ? Quel est l’impact de cette violence sur le personnel et l’organisation ?

Le symptôme de la violence des usagers, lorsqu’il n’est pas pris en charge, peut connaître une mutation, s’installer durablement dans l’institution et prendre la forme de la violence entre employés, les employés envers les usagers, les patrons envers les employés, etc. Des modalités d’action collective peuvent être envisagées pour éviter la propagation du virus.


- 17h45 Prévenir la violence dans les relations interpersonnelles en contexte d’accueil, d’accompagnement et de soins : la pratique de la bienveillance et du respect, de la reconnaissance réciproque et empathique des besoins

Dr Pascale Molho, médecin, France

L’épuisement professionnel et la démobilisation affectent de plus en plus d’acteurs sociaux. En parallèle, les plaintes des usagers pour agressivité augmentent, et réciproquement les soignants se plaignent de celle des usagers, notamment dans le domaine de la santé.

Toutes ces tensions au sein des équipes compromettent bien évidemment la coopération au service des objectifs des équipes et des établissements et altèrent plus globalement la qualité de vie au travail. Prendre en compte les besoins des acteurs sociaux est donc fondamental, tant sur le plan individuel que collectif. C’est ce que nous enseigne le processus de Communication NonViolente (CNV) de manière simple et concrète.

Pendant cet atelier, nous prendrons conscience de la manière dont nos habitudes de langage génèrent à elles seules malentendus et violence. Le coût de ce handicap de communication est loin d’être mesuré, tant sur le plan des violences familiales, conjugales, que des violences institutionnelles. C’est quand nos mots ne parviennent pas à véhiculer ce que nous voulons vraiment dire, et que nous n’arrivons pas à nous faire entendre que la violence surgit, par désespoir.



Thème 2 : Enfance, adolescence et violence


- 17h00 Comprendre et agir sur les dynamiques et les conséquences des violences intrafamiliales autour des enfants et des adolescents

Claire Chamberland, Groupe de recherche et d’action sur la victimisation des enfants, Québec.


- 17h45 L’implication parentale auprès des adolescents placés : le programme «Transfert des acquis»

Sylvie Ménard, chef de service et Gilles Bégin, ps. éd., spécialiste en activité clinique, Centre jeunesse de Québec.

Au Centre jeunesse de Québec, nous disposons d’un internat avec deux unités, une unité a pour but d'offrir des services aux jeunes et leur famille en situation de crise, ce qui se traduit par un hébergement de quelques heures à 30 jours . Le second service est le transfert des acquis.Ce service a été évalué par l'institut Universitaire, il existe depuis dix ans environ. Nous y recevons des garçons de 14 ans à 18 ans dont le plan de vie est de retourner vivre à la maison et dont les parents expriment le même souhait . Outre ces considérations, nous exigeons de la part des parents un engagement qui se traduira par une participation à des ateliers avec leur fils portant sur des thématiques qui les préoccupent. Nous vous présenterons dans cette conférence ce programme de transfert des acquis


- 8h30 Accueil


- 8h45-10h45 PLÉNIÈRE


- 8h45 Violence agie et subie en milieu scolaire : lorsque l’intervention rime avec mobilisation

Claire Beaumont, Observatoire canadien pour la prévention de la violence à l’école, Québec.

La violence pratiquée et subie en dans les établissements d’éducation mobilise l’intérêt des chercheurs et intervenants scolaires québécois. Cette violence est ainsi perçue comme un phénomène qui affecte l’intégrité et la santé des jeunes, entrave leur réussite scolaire influençant ainsi leur adaptation sociale ultérieure.

Lors de cette conférence, nous aborderons la question des comportements violents à l’école sous plusieurs aspects : le violence pratiquée, la violence subie et la violence comme un phénomène social auquel même les « spectateurs » silencieux ont un rôle à jouer. Au Québec, plusieurs milieux scolaires se sont mobilisés pour apporter du soutien aux jeunes aux comportements agressifs, à leurs victimes tout en prenant en compte le vécu quotidien des intervenants et intervenantes qui doivent gérer ses comportements. Les interventions pratiquées dans les écoles québécoises seront commentées en mettant un accent particulier sur la collaboration école-famille-communauté qui réussit de plus en plus à démontrer son efficacité pour faire diminuer les violences à l’école et aider les jeunes qui en subissent les conséquences.


- 9h45 promotion des relations non violentes

Thomas d’Ansembourg, formateur, conférencier, écrivain, Belgique.

Beaucoup de nos difficultés de communication et de nos difficultés d’être viennent du fait que nous n’avons pas clairement conscience de nos besoins fondamentaux. Par conséquent, nous avons souvent bien de la peine à formuler des demandes concrètes, positives et réalisables qui permettent à nos besoins de se trouver satisfaits dans le présent. Cette façon de fonctionner nous coupe de nous-même puisque nous n’essayons pas de clarifier ce qui se passe en nous. Elle nous coupe également des autres qui réagissent à nos jugements non en se mettant à l’écoute de nos besoins mais en préparant leur défense. En outre, nous n’essayons pas non plus de comprendre les besoins de l’autre. Nous pratiquons ainsi un mode de communication qui risque souvent de nous diviser et de nous séparer. Ainsi, la plupart de nos malentendus sont des « mal écoutés ». Nous ne savons pas écouter parce que nous n’avons pas appris à nous écouter nous-même ni à écouter les autres.

Les jeux de rôles, mises en situation et exemples concrets de la vie quotidienne, qui se succèdent dans cette conférence/mise en scène permettent à chacune et chacun de se retrouver et de se voir dans ses propres habitudes piégeantes (et la plupart du temps inconscientes) de violence subtile sur soi et sur les autres . Et c’est la première étape pour en sortir : je ne peux pas sortir d’un piège si je ne sais pas que je suis pris dedans !



- 11h15-12h15 DEUX THÈMES AU CHOIX


- 11h15 Thème 1 : Processus, méthodes et moyens d’action pour l’accompagnement systémique des situations de violence ou de maltraitance

Anne Farmer, Bristol City Council, Royaume-Uni.


- 11h15 Thème 2 : L’accompagnement systémique des victimes d’inceste et des membres de leur famille

Monique Fortin, Parents Unis Repentigny, Québec.

Elle nous présentera plus de 22 ans de travail de Parents Unis Repentigny, organisme communautaire de Lanaudière, au Québec qui propose un accompagnement thérapeutique individuel, familial et de groupe pour les victimes d’inceste et les différents membres de leur famille. Elle expliquera les moyens mis en place au cours des années pour intervenir dans une optique systémique.


- 13h45 PLÉNIÈRE


- 14h00-15h00 DEUX TABLES RONDES INTERNATIONALES

Et si l’on rêvait… Le devenir des pratiques auprès des personnes en situation de violence

Avec les principaux partenaires et intervenants, animées par Denise Bombardier et Frédéric La Belle.


- 15h00-16h30 REGARDS CROISÉS SUR LES PRATIQUES : ATELIERS D’ÉCHANGES AU CHOIX (durée 1h30)


n°1 Un réseau et prendre en compte les besoins des victimes : des partenariats réussis justice, santé, force de l’ordre et social

Renée Marque, en regards croisés avec un intervenant des Combôts, France.



n°2 Accueillir les victimes adultes de manière exemplaire et assurer leur suivi

Deux intervenants, Fédération nationale Solidarité Femmes, France.


n°3 Couple, famille, violence et traumatisme

Jacques Girard, Consultation Interdisciplinaire de Médecine et de Prévention de la Violence, Hôpitaux Universitaires de Genève, Suisse.

Les Hôpitaux Universitaires de Genève, dès fin 1997, ont soutenu la création de la Consultation interdisciplinaire de médecine et de prévention de la violence (CIMPV), au sein du Département de Médecine Communautaire.La CIMPV s’adresse à toute personne, à partir de 16 ans, victime, auteur-e, témoin, confrontée à une situation de violence intentionnelle quels soient le type de violence et le contexte de survenue. Dans le cadre de son mandat clinique de médecine et de prévention de la violence, l’objectif de la consultation est de diminuer l’impact de la violence sur la santé globale, d’en prévenir la survenue ou la répétition.

La complexité des impacts et des enjeux des situations de violence sur les personnes et leurs relations nous a conduits à développer une approche clinique intégrative des différentes dimensions de la réalité au niveau individuel et relationnel, faisant référence à de multiples théories et disciplines, nécessitant un travail d’équipe et une formation et supervision permanente. Cet atelier nous offre l’opportunité de présenter notre travail, comment il s’est construit et développé, où nous en sommes et de favoriser l’échange à partir des questions et des pratiques des participants.


n°4 Aider les parents et les professionnels à faire face à la violence des enfants à la maison, à l’école, en institution : des outils concrets

Carole Gammer, France.

Présentation d’un modèle systémique et des outils qui montreront comment les intervenants peuvent prendre en charge ces enfants dans l’environnement familial ou en institution.


n°5 Intervenir auprès des jeunes adultes violents en couple : modalités pratiques d’un travail de groupe

Jean-François Renaud, Centre jeunesse de Montréal, Québec.


n°6 Intervenir auprès des femmes auteures de violence : comprendre et accompagner la violence au féminin

François Lepage, Option et Annie Simard, Centre Jeunesse de Montréal, Québec.


n°7 Apprendre la bientraitance dans la relation professionnels/usagers et la promouvoir en institution auprès notamment des personnes handicapées

Pascale Molho et/ou Michelle Guez, formatrice en CNV, regards croisés avec Stéphanie Ridel, France.


n°8 Découvrir un modèle systémique : l’importance du travail coordonné d’intervention auprès des parents et de la victime d’abus sexuel et d’inceste mineure

Monique Fortin, Québec.



n°9 Prévenir la récidive des comportements agressifs chez les adolescents : un modèle d’intervention motivationnelle et sa mise en pratique en milieu éducatif et scolaire

Claire Beaumont et Candide Beaumont, Québec.

Cet atelier aborde un modèle d’intervention développé dans le but de prévenir les comportements violents à l’école. Ce modèle est non seulement fondé sur la prévention des conduites agressives mais aussi sur la prévention de la récidive de ces comportements violents. Plusieurs approches théoriques ont influencé le modèle d’intervention que nous présentons pour orienter les interventions préventives en milieu scolaire: l’approche de Rollnick et Miller (1995) qui mise sur le développement de la motivation à changer, le modèle de prévention de la rechute de Marlatt (1983 ; 1984) et de Prochaska et Di Clemente (1982 ; 1986) qui considèrent que la récidive d’anciens comportements est fréquente après les interventions et que la rechute d’un comportement inadéquat est une étape normale du processus de changement. Finalement l’approche de la “Réparation” qui mise d’abord sur le développement de la personne, sur les effets de ses comportements sur lui-même et sur les autres a aussi été ajoutée au modèle d’intervention présenté comme une philosophie à développer pour améliorer le climat général de l’école et l’inclusion des élèves qui présentent des problèmes d’agressivité.


n°10 Accompagner dans les situations de violence et de maltraitance : travail systémique en équipe, modèles de supervision et formations

Jean-François Croissant et Frédéric La Belle, Pégase Processus, France.


n°11 Entre l’Etat-Nation et les ancêtres : prise en charge ethnopsychiatrique des jeunes issus de l’immigration. La violence des différences

Catherine Grandsard, regards croisés avec Lucien Hounkpatin, France.


- 16h30-17h00 CONCLUSION ET REMERCIEMENTS



DES CONFERENCIERS INTERNATIONAUX


- CANDIDE BEAUMONT (Québec) :

Psychologue et conseillère clinique à la Fédération québécoise des centres de réadaptation pour personnes alcooliques et autres toxicomanes. Elle est chargée de cours à l’Université de Montréal et formatrice en approche motivationnelle et prévention de la rechute en toxicomanie.


- CLAIRE BEAUMONT (Québec) :

Psychologue, professeure et chercheure à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke. Elle est codirectrice de l’Observatoire canadien pour la prévention de la violence à l’école et présidente du Comité québécois pour les jeunes en difficulté de comportement.


- DENISE BOMBARDIER (Québec) :

Journaliste et écrivaine, détient une Maîtrise en Sciences politiques de l'Université de Montréal et un Doctorat en sociologie de l'Université de Paris II. Elle a été présente à la télévision de Radio-Canada pendant trente ans et est présentement commentatrice au Bulletin de nouvelles de 22h00 de TVA et à l’émission de Paul Arcand sur les ondes du FM 98,5. Elle est de plus éditorialiste pour Le Devoir et le Figaro Madame. Elle a été animatrice de débats à Star Académie pour promouvoir la qualité de la langue française. Elle a animé et continue de le faire des séries d'émissions politiques et culturelles. Sa notoriété s'étend dans toute la francophonie. Elle a reçu les insignes de Chevalier de l'Ordre National du Québec et de Chevalier de la Légion d'Honneur. Denise Bombardier a publié en France de nombreux romans et essais, tous des succès de librairie.


- Centre Jeunesse de Québec-Institut Universitaire (Québec): GILLES BÉGIN,

ps. éd., spécialiste en activité clinique, occupe une fonction conseil au sein de l’équipe clinique du Centre jeunesse de Québec. Formé en psychoéducation, il est également répondant à la recherche. Il fait partie du comité de pilotage de Bord à Bord et est administrateur au bureau de son Ordre professionnel. SYLVIE MÉNARD est chef de service pour deux unités garçons en internat.



- MYRIAM DE VINCK (Belgique) :

Criminologue, coresponsable du centre de Prévention des Violences Conjugales et Familiales depuis 13 ans, un centre d’accompagnement spécialisé ouvert aux personnes concernées par les violences conjugales et/ou intrafamiliales. Elle a également été pendant 10 ans présidente de la Fédération des maisons d’accueil et d’hébergement pour adultes en difficulté. Elle a aussi travaillé dans le secteur de l’aide à la jeunesse.


- CLAIRE CHAMBERLAND (Québec) :

PhD en psychologie, professeure titulaire à l’École de Service Social à l’Université de Montréal, titulaire d’une Chaire senior de recherche du Canada sur la victimisation des enfants. Ses intérêts de recherche portent sur la violence familiale, les approches intersectorielles et partenariales, le continuum d’action, l’innovation sociale dans le domaine de la famille et de la jeunesse et, plus particulièrement sur les approches développementales et communautaires chez les enfants signalés à la protection de la jeunesse. Elle est codirectrice du Centre d’excellence canadien pour la protection et le bien-être des enfants et directrice du Groupe de recherche et d’action sur la victimisation des enfants. Publications: nombreux articles scientifiques, livre sur les violences parentale et conjugale.


- THOMAS D’ANSEMBOURG (Belgique) :

Il s’est engagé pendant près de 10 ans comme responsable-animateur d’une association qui s’occupe de jeunes en difficulté. C’est en écoutant ces jeunes qu’il a pu se rendre compte que la plupart de leurs comportements souvent considérés comme déviants représentent l’expression tragique de besoins fondamentaux (identité, tendresse, reconnaissance,…) qui n’ont pas trouvé d’autre mode pour se dire. Formé à différentes approches psychothérapeutiques, particulièrement à la méthode du Dr Marshall Rosenberg, la communication non violente, il anime des formations et des conférences. Publications : «Cessez d’être gentil, soyez vrai!» (2001), «Etre Heureux ce n’est pas nécessairement confortable» (2004).


- ANNE FARMER (Royaume-Uni) :

Directrice du service social à la ville de Bristol (équivalent d'un CCAS en France)

Bristol City Council.



- MONIQUE FORTIN (Québec) :

Directrice générale de Parents Unis Repentigny, organisme communautaire de Lanaudière qui propose depuis 22 ans un accompagnement thérapeutique individuel, familial et de groupe pour les victimes d’inceste et les différents membres de leur famille.


- CAROLE GAMMER (France) :

Psychologue clinicienne, a fait partie de l’équipe clinique du service de psychiatrie infantile de l’Université de Harvard. Elle est à l’origine de la Thérapie familiale par phases et présidente de l’A.T.F.P., association du même nom. Elle a fondé des instituts de formation en thérapie familiale et forme des thérapeutes familiaux en Europe depuis une vingtaine d’années. Ses formations sont axées sur le suivi des familles et couples en difficulté, des familles maltraitantes, des familles ayant des problèmes de délinquance ou d’addictions, des victimes ou des auteurs d’agressions et, bien sûr, des familles avec des enfants et adolescents ainsi que des familles avec un membre psychotique. Publications : «Adolescence, crise familiale »(1992), «La voix de l’enfant dans la thérapie familiale» (2005).


- CLÉMENT GUÈVREMONT (Québec) :

Il dirige Option depuis sa création en 1985, organisme offrant des services psychothérapeutiques à des adultes auteurs de violence envers leur conjoint(e) ou auprès des autres membres de leur famille. Thérapeute conjugal et familial, membre de l’Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec (OPTSQ), il coanime depuis 1983 des thérapies de groupe pour hommes violents. Il suit des personnes dans le cadre de thérapie individuelle, conjugale et familiale. Formé à la systémique et à l’approche psycho-dynamique, il est également formateur dans le domaine de la violence des usagers et de la violence conjugale.


- LEPAGE (Québec) :

Adjoint clinique et thérapeute de groupe depuis 20 ans à Option, travailleur social, membre de l’Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec (OPTSQ). Praticien senior, il est conférencier, formateur et superviseur pour le compte d’Option. Il a donné de nombreux séminaires de formation clinique au Québec et en Europe.

Il coanime chaque semaine une thérapie de groupe pour hommes violents et une thérapie de groupe pour femmes violentes.



- PASCALE MOLHO (France) :

Médecin avec 15 ans d’expérience hospitalière. Consciente dès le début de sa pratique de l’importance de la relation avec le patient, et du peu de formation reçue à l’université, elle a suivi diverses formations, pour aller plus loin dans l’écoute de la souffrance et des besoins des patients et de leurs famille. La rencontre avec la communication non violente en 1994 a marqué un tournant, lui permettant de prendre conscience de ses propres besoins et de voir une issue aux tensions et conflits fréquents dans le milieu des soignants. Touchée par l’épuisement et le mal-être de ces derniers, et soucieuse de soulager l’insatisfaction et la souffrance des usagers de la santé, elle se consacre aujourd’hui essentiellement à la formation et à l’accompagnement des professionnels de la santé et de la relation d’aide.


- JEAN-FRANÇOIS RENAUD (Québec) :

Coordonnateur professionnel d’un programme d’intervention d’urgence et de crise au Centre jeunesse de Montréal - Institut universitaire, thérapeute conjugal et familial systémique, formateur et superviseur. Il supervise une équipe d’intervenants de milieu par une approche spécifique de l’intervention en contexte d’urgence et de crise auprès des familles. Il a conçu et anime un groupe de thérapie spécifique pour des adolescent(e)s violent(e)s dans un contexte familial. Il est aussi thérapeute de groupe auprès des hommes violents à Option.


INTERVENANTS DANS LES ATELIERS SEULEMENT :


- MARYVONNE BIN HENG (France) :

Directrice de l’association FIL et vice-présidente de FILACTIONS, filiale de FIL. FIL propose accueil, écoute, hébergement à des femmes victimes de violences conjugales et/ou familiales. Maryvonne BIN HENG est membre du groupe Egalité hommes-femmes de la FNARS, de l’association lyonnaise « Femmes contre les intégrismes » et de la (FNSF).


- ÉRIC BOUFLET (France) :

directeur du Centre d’accueil d’urgence de courte durée, Oeuvre Normande des Mères, Rouen.



- Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) (France).

Deux intervenants.


- Les Combôts (France) :

Association Tremplin 17, St-Augustin.


- ALAIN GAILLARD (France) :

Gendarme à la brigade de recherche, St-Nazaire.


- JACQUES GIRARD (Suisse) :

Psychologue clinicien, Consultation Interdisciplinaire de Médecine et de Prévention de la Violence (CIMPV) des Hôpitaux Universitaires de Genève et victimologue au Service d’Accueil des Urgences du Centre Hospitalier de la Région d’Annecy (CHRA).


- EMILIE GIRAUT (France) :

Chargée d’action sociale à FILACTIONS. Cette association propose des actions de prévention et de sensibilisation, en direction du grand public autour des violences faites aux femmes, en particulier les violences conjugales.


- CATHERINE GRANDSARD (France) :

Maître de Conférences de Psychologie clinique à l’Université de Paris 8. Elle mène ses travaux dans le cadre du Centre Georges Devereux (ethnopsychiatrie).


- ANNE GROLEAU (France) :

Assistante sociale, Centre Hospitalier de St-Nazaire.


- LUCIEN HOUNKPATIN (France) :

Maître de conférences de psychologie clinique et de psychopathologie à l’université Paris 8, Saint-Denis, Directeur du centre Georges DEVEREUX, centre universitaire d’ethnopsychiatrie situé à l’université Paris 8, Saint-Denis et psychanalyste.


- RENÉE MARQUE (France) :

Travailleuse sociale.



- Pégase Processus (France) :

JEAN-FRANÇOIS CROISSANT, psychologue, thérapeute familial, formateur en alcoologie et en thérapie familiale. Co-directeur pédagogique de Pégase Processus. Animateur de groupes de couples, de patients alcooliques et de groupes destinés à l’entourage, il intervient régulièrement comme formateurs ou superviseur en centre de soins, de soins de suite et auprès d’équipes éducatives. FRÉDÉRIC LA BELLE, psychothérapeute québécois pour individus, couples, familles et groupes, Superviseur consultant en systémique, Conférencier, auteur invité à la télévision et à la radio. Il est également co-directeur pédagogique de Pégase Processus. JESUS MAX SAGREDO, psychologue clinicien formateur et superviseur en thérapie familiale, il a exercé en SESSAD, Service de soins spécialisés à domicile pour des enfants handicapés et leurs familles.


- Projet Relations amoureuses des jeunes (Québec) :

LORRAINE RONDEAU, responsable du contenu et du développement au Projet. Elle a travaillé en développement communautaire et a fait de la recherche et de la conception d’émissions éducatives jeunesse pour la télévision. Depuis 1996, elle travaille en lien avec la Santé Publique de Montréal avec qui elle a mis en place Le Projet Relations amoureuses des jeunes. CHANTAL HAMEL est coordonnatrice du Projet. Consultante et formatrice sur la violence dans les relations amoureuses des jeunes depuis 1997, elle est aussi auteure de documents sur le sujet, dont le guide de formation pour les intervenants «Une belle claque d’amour».


- STÉPHANIE RIDEL (France) :

Formatrice et consultante en privé, spécialisée dans le secteur médico-social et dans l’accompagnement des handicaps.


- ANNIE SIMARD (Québec) :

Centre jeunesse de Montréal.


- SOS Violences en privé (France) :

DOMINIQUE DORIVAL, vice-présidente et CAROLE REGIS, psychologue.



- Mireille SOUVIGNET (France) :

Directrice d’un centre d’hébergement (CHRS), le Foyer Maurice Liotard, géré par l’association Le MAS (Mouvement d’Action Sociale). Ce foyer propose, depuis 40 ans, un accompagnement individualisé à des personnes sortant de détention. De formation initiale éducatrice spécialisée, elle a auparavant travaillé en tant que Conseillère d’insertion et de probation. Également membre du groupe d’appui Justice de la FNARS et assesseure à la Chambre de l’application des peines de la Cour d’Appel de Lyon.


LES VIOLENCES RELATIONNELLES : QUELQUES CHIFFRES ET CONSTATS


Violences conjugales, familiales, usagers/professionnels, à l’école

L’Organisation des Nations Unies (ONU) a défini la violence de la manière suivante : « la violence fait référence à tout acte violent de nature à entraîner, ou risquer d’entraîner, un préjudice physique, sexuel ou psychologique ; il peut s’agir de menaces, de négligence, d’exploitation, de contrainte, de privation arbitraire de liberté, tant au sein de la vie publique que privée ».


VIOLENCES CONJUGALES, DES CHIFFRES :

1 femme sur 10 victime de violences conjugales (« Les violences envers les femmes en France», M. Jaspart, E. Brown, S. Condon, Ministère du travail, France, 2003)

Au cours de sa vie, 1 femme sur 3 victimes de viol, violences ou agressions sexuelles. (Enquête effectuée pour le Secrétariat aux Droits des Femmes ENVEFF, France, 1999)

Les femmes sont plus souvent victimes de violences physiques graves que les hommes et 7 fois plus de femmes que d’hommes ont été victimes d’agression sexuelle (Denis Laroche, Institut de la statistique du Québec, 2005)

1 cas de violence sur 20 est signalé à la police (Enquête Eurobaromêtre, 1999)


VIOLENCES CONJUGALES, DES CONSTATS :

Dans 80% des cas, l’auteur des violences est un mari ou un concubin, dans 6% des cas, c’est un ex-mari ou amant, dans 2% des cas un membre de la belle-famille, un partenaire occasionnel ou un ami du mari, dans 2,5% des cas, c’est un membre de la famille de la victime.

« Plus que la rue, le huis clos familial serait un lieu de violences et les grandes métropoles un espace sexiste pour les jeunes femmes ». (« Les violences envers les femmes en France», M. Jaspart, E. Brown, S. Condon Ministère du travail, France, 2003)

Cependant, nous souhaitons souligner que la plupart de ces études incluent sous la terminologie «violences conjugales», les agressions psychologiques et qu’il faut manier avec précaution toutes ces statistiques afin d’éviter de faire «un amalgame entre toutes les sortes de violences, pourtant de nature différente», comme le démontre si bien Élisabeth Badinter dans son article «La vérité sur les violences conjugales», paru dans L’Express du 20/06/2005, démonstration appuyée par une étude (Institut BVA pour le magazine l’Express, 2005).



VIOLENCES FAMILIALES :

La maltraitance des enfants :

- 95 000 enfants en danger en France, dont 19 000 enfants maltraités et 76 000 enfants en risque. (Rapport de l’Observatoire national de l’action sociale décentralisée, 2004)

- Environ 20% des femmes et 5 à 10% des hommes ont été victimes de sévices sexuels pendant l’enfance («Premier rapport mondial sur la violence et la santé dans le monde», OMS, 2002).

La maltraitance des personnes âgées :

- Jusqu’à 6% des personnes âgées disent avoir été maltraitées («Premier rapport mondial sur la violence et la santé dans le monde», OMS, 2002).

- Importance respective de ces maltraitances : Violences psychologiques : 27 % ; Violences financières : 23 % ; Violences physiques :14 % ; Violences civiques :14% ; Violences médicamenteuses : 5% ; Négligences :17% (Évaluation du centre d’appels ALMA à partir des données contenues dans les 8 000 dossiers constitués depuis sa création, 2002)


VIOLENCES USAGERS/PROFESSIONNELS ET PROFESSIONNELS/USAGERS

La maltraitance envers les personnes handicapées :

- La famille serait, dans environ 70 % des cas, le lieu d’exercice de la maltraitance, et les institutions pour 30 % («Maltraitance envers les personnes handicapées : briser la loi du silence», J.-M.Juilhard, Rapport 339 - Tome I (2002-2003) - Commission d’enquête remis au Sénat, France).

La violence au travail :

- En Europe : Violence physique: 6 millions soit 4% des travailleurs ; harcèlement sexuel 3 millions soit 2% ; intimidations brimades : 12 millions soit 8% (Rapport du B.I.T. à propos d’une enquête sur 15 états de l’Union européenne, 1996).

- En France: Violence physique: hommes : 11,2%, femmes : 8,9 % ; harcèlement sexuel à l’encontre des femmes: 19,8%.



VIOLENCES À L’ÉCOLE, DES CHIFFRES :

En collèges défavorisés : 71% jeunes estiment avoir subi des insultes, 50% le vol (pour les 3/4 c’est surtout du vol de matériel scolaire), 24% des coups, 23% du racisme, 8% du racket.

«L’augmentation de l’agressivité contre les enseignants, puisqu’ils étaient 5% à la dénoncer en 1996 contre 37% en 1998. Sept fois plus (…) + 41,5% en ce qui concerne les coups et blessures volontaires avec armes ou interruption temporaire du travail de plus de huit jours, + 86,4% pour les violences légères et les voies de faits et + 10,6% pour les vols. + 17% de dégradations volontaires a l’encontre des établissements (selon les statistiques policières sur la violence scolaire, 1995-1998)


VIOLENCES À L’ÉCOLE, DES CONSTATS :

«Il est bien connu que les statistiques officielles n’enregistrent qu’une partie des infractions commises. C’est d’autant plus vrai dans le cas de l’école que le désir de protéger la réputation de l’établissement peut inciter son directeur à ne pas les signaler à la hiérarchie, et encore moins à la police ou à la justice.»

«Il y a inégalité devant le risque et cette inégalité corrèle justement le sentiment d’insécurité.[…] La peur d’être agressé monte avec les victimations subies (Lagrange, 1995, p. 216 seq.). Le sentiment d’insécurité n’est pas plus dans nos recherches que dans celle de Lagrange un fantasme sans lien avec la réalité du crime. »

«Le « racket » n’est jamais un acte isolé d’autres victimations : le vol bien sûr, mais aussi l’insulte et, moins souvent les coups. Il est à lui seul une multivictimation par le rituel qui lui est associé, et dont on verra qu’il a tendance à se durcir depuis quelques années.»

(Extraits de : « Des statistiques officielles aux enquêtes de victimations», Eric Debarbieux, Observatoire Européen de la violence scolaire, 1995-1998)



EN GUISE DE CONCLUSION


Ce ne sont que quelques données et constats parmi d’autres, mais ils démontrent l’importance de la problématique des violences relationnelles auxquelles est confrontée les acteurs du travail social et thérapeutique. Ce congrès s’inscrit donc dans l’idée d’informer, de former et d’échanger sur les pratiques d’intervention innovantes et fécondes. «La violence n’a rien d’inéluctable et elle ne fait pas davantage partie intégrante de la condition humaine. Les données qui nous viennent du monde entier font penser que la violence peut être évitée par différentes mesures axées sur l’individu, la famille et la communauté». Dr Étienne Krug, directeur du Département de la prévention des traumatismes et de la violences.


NOS PARTENAIRES


- FNARS www.fnars.org

La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale regroupe des organismes et associations autonomes qui ont en commun l’inaltérable volonté d’aider les plus démunis et de faire bouger la société pour faire reculer l’exclusion. Ces établissements et services ont une vraie mission de service public : accueil, hébergement, insertion professionnelle et sociale, accès au logement et à l’emploi, ... Ces structures proposent des solutions variées d’insertion grâce à une organisation dynamique au plan national et en régions.


- OP+ION «Une alternative à la violence conjugale» www.optionalternative.ca

Option, est un organisme communautaire fondé en 1986, ayant pour mission d’offrir des services psychothérapeutiques à des adultes, hommes et femmes qui exercent une ou plusieurs formes de violence envers leur conjoint(e) ou auprès des autres membres de leur famille. Option regroupe une équipe de psychothérapeutes reconnues pour leur expertise dans le domaine de la violence conjugale et familiale.                     



- ASSOCIATION FRANCE QUEBEC www.france-quebec.asso.fr

Faire connaître et aimer le Québec en France, développer l’amitié et les liens entre les deux pays : telle est la raison d’être du réseau passion qu’est France-Québec. France-Québec est une association nationale regroupant des associations régionales. Forts de valeurs communes et d’approches similaires, Français et Québécois sont au coude à coude dans ce congrès pour répondre aux défis actuels.


- LES CENTRES JEUNESSE DE QUÉBEC ET DE MONTRÉAL

www.centrejeunessedemontreal.qc.ca / www.centrejeunessedequebec.qc.ca

Les Centres jeunesse sont des établissements publics présents dans chaque région du Québec. Ils sont chargés de fournir une aide spécialisée aux jeunes qui connaissent des difficultés graves et à leurs familles, ainsi qu’aux jeunes mères qui vivent des problèmes sévères d’adaptation. Ils sont régis par les Lois sur les services de santé et les services sociaux, sur la protection de la jeunesse, sur le système de justice pénale pour les adolescents et le Code civil.